Avoir la Foi

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Matthieu Giroux

 

ISBN 9791092732429

Éditions LIBERLOG

Éditeur n° 978-2-9531251

 

 

Sommaire

Avoir la Foi

Préface

Ma famille

La méprise

Le renouveau

Développement rapide

L'Écriture

Militer réellement

La bataille

La retraite et la réplique

La restauration

La reconnaissance

Les batailles

Le repos

Conclusion

 

 

 

Préface

 

Lorsque vous révélez la vérité chez les autres alors que vous n’êtes qu’un enfant, il y a nécessité pour vous de rester sincère avec vous même.

 

Je cherche à combler, à trouver les manques pour les autres. Cela les réconforte et leur fait dire leur vérité.

 

Ainsi je veux de plus en plus trouver la vérité. Il s’agit de s’élever quand on cherche en allant vers la vérité, pour dire ce qu’il y a de plus important sur le moment, afin d’être décisif.

 

Quand la direction du lycée fut en guerre contre les lycéens je me suis dit que cela annonçait le pire pour plus tard. Voulant garder ma sincérité, je restais scrupuleusement sur les acquis du collège pour sans doute me dérégler par le lycée.

 

Cette histoire m’emmena vers une quête des meilleurs projets d’informatique pour mon plus grand bonheur, ceci afin de redécouvrir la Bible et cette histoire de l’Afrique origine qui me faisait douter de la Bible.

 

Mes écrits sont des poèmes et du coaching. Je cherche les hypothèses supérieures en cherchant la vérité puis j’écris. Ainsi j'adore tous ceux qui cherchent la vérité par leurs hypothèses supérieures. Cela me fait beaucoup de bien.

 

Ma stratégie est simple : Trouver l'action du jour qui permette une durée longue d'actions induites sur le long terme. Je ne me bornerai que trop à réaliser ça.

 

J'ai écrit un livre ami sur l'écriture qui a créé le coaching sans coach. J'ai passé beaucoup de temps à émettre des hypothèses supérieures pour simplifier mes écrits.

Ma famille

 

Mon enfance était celle d'un enfant de milieu modeste, sachant que les milieux modestes étaient riches en France, après les 30 glorieuses. J'étais né en 1975, peu après le début de la privatisation de la monnaie française, qui a eu lieu en 1973. J'étais le cadet des trois garçons, c'est à dire que j'étais initié au partage, partage qui permet de beaucoup s'enrichir. Les deux derniers étaient droitiers alors que le grand frère était gaucher. Je ne savais pas quoi lire et lisais donc les livres de mon âge sans passion.

 

Mon grand frère est toujours un passionné de télévision. Il lit toujours beaucoup sur la science fiction et les enquêtes policières. J'étais intrigué par sa passion de la lecture. Nous étions tous les trois timides et n'invitions que rarement les autres chez nous. Moi j'adorais observer les autres pour m'inspirer d’eux, de leur politique. J'étais capté par le travail de mon père en tant que conseiller municipal. Mon petit frère parlait peu mais fréquentait ses amis. Aucun d'entre nous n'échangeait sur ses sentiments. En effet, nous venions de la campagne et mes parents avaient été élevés à la dure. Mes parents étaient fils et filles d'agriculteurs. La maman était timorée et serviable.

 

Nous allions à la maison de campagne régulièrement, à 25 km de Laval. Mon père et ma mère, fils et fille d'agriculteurs, savaient comment gérer une ferme. Je ne comprenais pas pourquoi mon père ne nous enseignait pas l'art de la greffe.

 

Mon père était un de ceux qui appréciait les gagnants mais il savait qu'il fallait se mettre du côté des plus faibles. J'étais toujours intrigué par ce conflit d'idées. J'ai toujours aimé quand il parlait des plus faibles. Chaque fois que je le provoquais sur ce conflit d'idées il se recueillait. Les gagnants n'étaient pour moi à l'époque que ceux qui étaient choisis par les autres. Mon père pensait qu'être entrepreneur c'était savoir gérer. En effet, sa famille possédait une exploitation de taille moyenne où il était nécessaire d'être comptable pour anticiper l'avenir. Seulement ce que disait mes parents ne me permettait pas d'anticiper l'avenir. Alors j'ai toujours essayé d'anticiper, pas en classe pourtant. En fait je ne savais pas quoi lire.

 

En CE1 je décide d'aller voir l'institutrice pour montrer un lapin que l'on avait trouvé à la maison de campagne. Les élèves avaient peur de toucher à un animal. J'ai dû aller chercher le lapin sous un placard. L'institutrice a alors appris qu'il fallait prendre les lapins par les oreilles. J’ai dit que le lapin a eu très peur.

 

Nos parents avaient décidé de nous placer à l'école privée au début. Malgré le fait que nos parents étaient du Parti Socialiste, ils savaient comme tous les socialistes qu'il fallait le mieux pour leurs enfants. Nous étions dans une école privée catholique. J'étais souvent intrigué par la morale chrétienne et les légendes catholiques. Je dis «les légendes» parce que j'avais du mal à croire au début qu'il y eut un sauveur de l'humanité. J'essayais d'y croire parce que j'avais une bonne situation. Cela me mettait dans l'écoute. L'instituteur principal nous émettait des idées frappantes contradictoires avec l'entendement. Cela m'a intéressé à évoluer.

 

À l'école maternelle catholique on m'avait appris à écrire mon prénom avec un seul t. Ce ne fut qu'avec mes dix huit ans que mes parents m'apprirent qu'ils m'avaient assigné le Matthieu de la bible, ce qui m'intrigua ensuite sur la censure athée. À la fin de l'école primaire catholique j'avais été intrigué par les réformes menées par Martin Luther. Je me rendais compte qu'il fallait rendre l'union chrétienne plus accessible mais je ne savais pas à l'époque comment faire.

 

Nous avions une télévision noir et blanc au début. Mon père considérait justement que la télévision était peu importante, même si elle nous occupait souvent. Mes frères parlaient peu et j'aimais donner des commentaires à ce que nous regardions. Je trouvais que ce que nous regardions était de plus en plus bête.

 

J'étais donc passionné par ce qui me rendait optimiste, c'est à dire les devoirs à la maison. Ma mère avait des a priori sur ce que nous faisions et ne nous encourageait pas sur toutes les matières. Ainsi j'étais galvanisé par les sciences et les mathématiques, de plus en plus, au fur et à mesure des bons résultats. Cependant, je ressentais une envie d'écrire.

 

Avec la télévision je m'apercevais que les mêmes clichés étaient répétés régulièrement. Je trouvais cela provoquant mais cela me permettait de comprendre le groupe. J'étais souvent étonné à l'école que des élèves étaient mis à l'écart, mais je n'avais pas de remord quand ils essayaient de suivre le groupe. En effet, je voyais souvent les gagnants aller dans le sens du groupe alors que la politique selon mon père était d'aller du côté du plus faible. Donc quelqu'un d'écarté du groupe n'a pas à le suivre et n'a surtout pas à suivre quelqu'un qui fait comme les autres. Je voyais que tout cela n'était pas moral et je savais que la morale permettait d'évoluer beaucoup plus vite en politique. Quelqu'un de moral n'avait qu'à se mettre du côté des plus faibles pour dire ce qu'il fallait faire. Suivre le groupe permettait de se faire accepter. C'était comme cela que faisait mon père. C'était comme cela que je faisais pour comprendre la politique.

 

Je n'avais à l'époque aucune notion d'économie, alors que je me suis toujours intéressé à ce qu'il y avait autour de moi, c'est à dire à la société. J'étais capté par les détails et étais donc un bon élève à l'école. En effet, les élèves s'intéressant aux détails étaient nettement favorisés à l'école par rapport aux élèves qui n'avaient aucun repère à l'école avec leur vision globale. Cette situation ne m'empêchera pas plus tard d'avoir beaucoup de regrets sur l'école.

 

En primaire et au collège j'apprenais le judo. Mon père m'y avait emmené. J'y aimais qu'on fasse tomber sans se faire mal. Je n'aimais pas les compétitions et y participais au début. Pour moi les compétitions de Judo devaient refléter la technique, ce que je ne voyais pas. Les judokas japonais m'enthousiasmaient. Je n'essayais toujours pas de le pratiquer de peur de faire mal à cause du sol. Je savais que se battre ne menait à rien et trouvais toujours une raison pour ne pas me battre. Le Judo était un loisir, tout comme le disait mon père. Je manquais les concours de ceinture et ai finit à la ceinture orange.

 

Pourtant des adolescents et un petit champion de karaté m'embêtaient pour aller à l'école primaire. Je ne voulais pas changer de chemin pour aller à l'école, ce que je finis par faire malgré moi, en écoutant mon petit frère. Le champion de karaté se croyait moral et j'étais intrigué qu'il se fasse justicier du premier venu pour cela.

 

Je ne comprenais à l'époque pas ce qui poussait certains enfants à ne pas suivre à l'école. C'était une raison de plus pour leur poser des questions. Les professeurs étaient plus responsables que leurs supérieurs, puisqu'ils pensaient aux enfants et aux parents, pas aux parents uniquement. À l'école nous étions souvent deux par table. Ainsi un élève se présentait régulièrement en début d'année pour devenir mon camarade. Étant un enfant souriant et à l'écoute, je devenais toujours un bon compagnon.

 

J'étais sérieux. Au fur et à mesure que je relevais les bizarreries de mon entourage, mon humour s'étoffait. Mais à l'époque les autres le prenaient mal et je le comprenais, parce que je ne me moquais pas de moi, ce que je fis plus tard, alors que tout le monde autour de moi fit le contraire. J'étais conscient que ma vie était rigolote, et ma mère disait toujours qu'il y avait pire situation autour de nous. Ainsi j'aimais me moquer des situations rocambolesques sur lesquelles j'étais emmené.

 

Nous étions trois frères dans le secret. Mon petit frère utilisait ce secret à son avantage. Cela lui permettait d'anticiper. Mon grand frère aimait parler de ce qu'il avait appris. Ils ne changèrent aucunement là-dessus. Moi j'avais toujours l'air d'un enfant insatisfait sur les inégalités. Je me suis rendu compte au fur et à mesure que le divertissement rendait bête, de plus en plus statique aussi.

 

Le collège se passa très bien. Mes parents savaient choisir les bonnes écoles. Le collège public Pierre Dubois était peu fréquentable pour les instituteurs du primaire alors que mon père savait qu'il avait fait le bon choix. Il savait que ce collège avait le plus d'options dont la musique et les langues étrangères. Pourtant je regrettais de ne pas apprendre le grec en fin de collège, uniquement le latin. La maman indiquait que cela aurait été trop pour nous. J'ai appris l'espagnol aussi et me contentais des langues latines pour comprendre les mots. Je comprenais les mots en les analysant dans les livres. Ensuite les professeurs les expliquaient en cours. J'avais toujours le regret de ne pas comprendre le grec.

 

Ma plus grande fierté était au collège d'être galvanisé par la géométrie. Je ne comprenais pas pourquoi il fallait autant d'algèbre ensuite. En effet la géométrie permet de comprendre beaucoup plus de démonstrations que l'algèbre. J'étais très content de tout comprendre en géométrie, enfin en début d'année, avec deux 20 sur 20.

 

Mes frères et moi apprenions le modélisme. Nous avons construit des maquettes de taille moyenne, des vedettes qui étaient beaucoup plus précises que les ploufs des petits enfants, ces petits bateaux pouvant changer de direction avec l'eau de nos vedettes. J'apprenais alors sans le savoir l'architecture et la construction. Depuis j'analyse comment est construit tout projet. Je sais alors que la fondation est ce qu'il y a de plus important. Je n'hésite pas à remettre en cause de mauvaises fondations. J'étais passionné par télécommander les bateaux et décida que je finirai la grande maquette de bateau de pêche à latte que mon grand frère et moi avions commencée. Il fallait peindre le bateau et y installer un moteur.

 

On avait acheté un ordinateur, un PC 1640. Pour la première fois j'étais le premier à avoir 256 couleurs sur un écran. Je trifouillais cet ordinateur. J'avais même effacé l'ordinateur et mon père a dû le faire réparer. J'apprenais le Basic avec le système Gem. Je trouvais cela passionnant d'agir sur un ordinateur, de pouvoir en faire ce que je voulais. J'ai toujours su ce qu'il fallait faire d'un ordinateur depuis que j'en avais un. J'aimais plaisanter sur le mode Turbo de cet ordinateur 8 bits. J'échangeais les logiciels avec mon entourage. Mon père avait récupéré les licences des logiciels qu'il voulait utiliser. Je lui disais que ces logiciels étaient périmés. Je décidais alors de m'intéresser à la compatibilité puis à l'interopérabilité.

 

 

Un PC 1640

 

Toujours bon élève, j'étais intrigué en seconde par les filles du lycée. J'étais devenu le célibataire amoureux des filles de la classe. Mes camarades qui se moquaient de moi avaient avant dessiné sur mon agenda plein de dessins salasses qui ne me disaient rien. J'étais trop jeune pour être en puberté. La professeur de français s'était appropriée ces dessins, voulait les garder, puis m'avait fait pleurer à cause de cela pour que je puisse récupérer mon agenda. Mes camarades la prenaient pour une dictatrice et j'étais d'accord là-dessus sur certains points.

 

On s'échangeait des mots en classe et les professeurs, en dictateurs, ne trouvaient pas cela normal. Qu'y avait-il donc de normal pour eux ? La jeune fille pour qui j'étais amoureux était rebelle et admiratrice du français, ce que j'aimais. J'avais le cœur qui s'accélérait quand elle était devant moi. Je suis devenu rebelle envers elle pour savoir comment elle réagirait. Elle me gifla et mes amis entendirent la gifle alors qu'ils étaient à l'intérieur.

 

Le petit frère était un élève moyen à l'école. Il ne devint un bon élève qu'au lycée, parce qu'il suffisait de répondre aux questions et de travailler. Pourquoi a-t-il voulu travailler au lycée ? Je pense qu'il fréquentait des bons élèves, les Lemaître.

 

Le grand frère était aussi un élève moyen à l'école. Je ne compris sa façon de penser que quand je devins un mauvais élève. Je m’étais dit que mettre pression sur les élèves montrait que la société voulait se suicider. Mon grand frère ne se rendait pas compte de cela. Il lisait Le Seigneur des Anneaux, se nommait Saroumane.  

 

Par contre, j'ai moralement compris que ma génération avait de plus en plus en d'importance à cause d'un changement sur la pédagogie. Le passage de la classe C à S m'a d'abord fait comprendre qu'on ne proposait plus aux classes S de réfléchir. Cela créait des résultats catastrophiques. Puis les classes C venaient en modèles pour montrer leur parcours. Les parents qui veulent que leur enfant réussisse à l'école devraient d'abord se renseigner sur ce qui est appris à l'école. Ce que j'ai appris au lycée ne m'a que rarement servi. Mon père lui avait eu droit à de bons cours, parce qu'il était adulte pour apprendre le Bac. Sa classe revendiquait ses incompréhensions sur certains professeurs.

 

J'ai appris plus tard que l'école nous menait après le collège vers la secte pythagoricienne, sans même nous enseigner la musique ensuite. J'étais chagriné au lycée par les cours abstraits que je comprenais mais que je ne trouvais passionnants que parce que je les comprenais. Le lycée ne consistait qu'à répondre aux questions d'une certaine manière. C'est intéressant quand on a les bonnes réponses, mais une fois qu'on est déclassé, je comprenais qu'on s'intéressât à autre chose. En effet, il faut aussi être à la mode du groupe des plus jeunes pour être compris par le professeur. Autrement dit il ne fallait pas se poser de questions, ce que je faisais en première.

 

Un jour le grand frère et les deux autres ont acheté un Atari STE. Des amis avaient un Atari STT boosté  et échangions avec eux des jeux. J'ai choisi Xenon 2 comme jeu fourni avec l'ordinateur. Je ne savais pas que ce jeu n'était pas copiable quand je l'achetais. Nous avions droit à une copie de sauvegarde, que nous partagions avec nos amis. Je trouvais que le piratage était obligatoire et nous encourageait même à acheter des jeux. Nous jouions beaucoup. Je ne me suis arrêté que plus tard de jouer que quand, d'abord je me remis à la programmation, puis quand je m'aperçus que les jeux étaient tous faits de la même manière, à savoir gagner au lieu de partager. J'ai découvert les jeux à participation croisées plus tard, ne voyant pas alors la magie de la solidarité.

 

 

1040 STE

 

D'ailleurs je m'intéressais à l'informatique et aidais mon papa pour gérer son club de Judo. Mon père avait réussi, malgré le lobbying du seul club de judo lavallois, à créer le Judo Loisir Laval Avesnières. Pour mon père le sport devait être un loisir. J'ai appris plus tard que ce fut Léo Lagrange qui pensait cela en France pendant la politique de Léon Blum, avec les congés payés. Nous avions plein de licenciés dès la première année, en faisant baisser les tarifs du judo lavallois très nettement. La deuxième année avait été encore plus riche, toujours grâce aux licences dont j'avais la charge. L'imprimante matricielle fonctionnait très vite. J'avais du bon matériel.

 

Je fais la découverte par hasard de Jacques Cheminade lors d'une présentation télévisée de 1995. Il était fustigé très nettement. Je trouvais intéressant que la présidentielle soit aussi importante pour les journalistes, mais, sans doute endormi, j'oublie cette interview qui me faisais peur. Cela m'a peut-être permis de ne plus regarder de films d'horreurs ensuite.

 

La méprise

 

La première C était particulière. On était une classe travailleuse mais dissipée entre nous. Les professeurs se questionnaient quant aux défauts des scientifiques qu'ils nous apprenaient. Une professeure de français nous parlait de Platon sans qu'on l'étudie. Un professeur de physique avait du mal à prouver la démarche de Descartes. J'avais du mal à croire la phrase « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. » de Lavoisier.

 

Je ne croyais donc pas que les cours appris à l'école étaient intéressants. Ainsi j'apprenais la programmation Pascal chez moi. Alors j'ai veillé devant l'ordinateur un soir. J'ai demandé à ma mère de ne pas me réveiller le lendemain, ce qu'elle n'a pas appliqué. Lors du cours de français je me suis endormi. On m'a proposé d'aller à l'infirmerie où j'ai dormi. Ma mère m'a amené à l'hôpital où je dormais. On m'a affecté une pédiatre qui ne comprenais rien à l'adolescent. Elle m'a réveillé pour une consultation. Je suis alors devenu somnambule. Les psys ont toujours nié que j'étais somnambule. Pourtant je dormais et je rêvais à ce moment là. Cette consultation m'a envoyé vers la psychiatrie.

 

À la clinique Notre Dame de Pritz, on m'a alors endormi avec les médicaments nommés Haldol. Ces médicaments étaient fournis cachés dans la nourriture et à haute dose.  On m'avait orienté vers Lagadic, qui me vit comme un bon client. Le premier dossier de mon hospitalisation ne put jamais être lu. Il disparut en 2015. Étant endormi par les médicaments, je perdis la foi. Je devins statique pendant deux ans au moins. L'école dû être reprise difficilement, avec de l'haldol sur les bras, haldol pour lequel on devient addicte au bout de trois mois. Depuis mes frères se méfient des médecins, surtout mon petit frère qui était contre mon hospitalisation.

 

Je voyais à la clinique surtout des personnes âgées qui regardaient les feux de l'amour. Un soir j'ai mis sur Magnum. Le public a mis 5 minutes à se rendre compte de la supercherie.

 

Mon père pensait naïvement que mon état n'était pas dû aux médicaments. Quand on m'a montré les médicaments à prendre j'ai signalé que c'était du poison. Mais j'étais devenu addicte à l'Haldol. Cette addiction sera la raison de mon enfernement en 2002.

 

Un professeur, complaisant à ma situation, me remis aux études. J'étais particulièrement statique, n'ayant rien étudié pendant 8 mois. Les midis, il me réapprenait ce que je n'avais pas compris lors de ma première C. Je voyais que j'aurai beaucoup plus de mal à obtenir de bonnes notes, à cause des fortes doses d'haldol. La méprise sur l'haldol n'était pas encore claire.

 

Les redoublements se suivirent. Le changement de programme permettait de préparer tout le travail pour élèves. Du coup, les professeurs étaient étonnés que les élèves ne réfléchissent pas. J'appris qu'il y avait les élèves à la mode et les élèves out. Être bon à l'école consistait à s'exprimer clairement avec les bonnes réponses.

 

Je ne comprenais pas le libéralisme des professeurs, qui aimaient encourager sans même s'adapter à l'élève, préférant gérer les bons élèves en classe. Je ne comprenais pas cette volonté d'apprendre de l'inutile pour en faire de la généralité.  Malgré tout j'étais bon en mathématiques. Il n'y avait que les sciences qui m'intéressaient, car elles restaient dans le quotidien souvent, mais surtout parce qu'un professeur de physique n'avait aidé à reprendre les cours.

 

Les amis programmaient sur le Falcon 030 qu'ils venaient juste d'acheter. Moi je regardais les prix pour monter un PC d'assemblage. Je savais que le Falcon 030 n'allait pas tenir longtemps car il ne permettait pas de faire fonctionner les vieux logiciels. Je provoquais les amis qui avaient un CPC, un Amiga, ou un Atari. Lors de la première édition de Windows 95, je vis qu'on pouvais faire plus de choses mais le système n'était pas stable. Il plantait définitivement quand quelqu'un ouvrait le lecteur CD en cours de lecture. Je me passionnais au Turbo Pascal et créais deux jeux. The Mole utilisait les petits sprites faits par mon petit frère.

 

 

Je n'eus droit qu'à un diplôme de fin d'études secondaires, parce que mon écriture s'était nettement détériorée, à cause de la prise de notes, depuis la seconde. L'écriture était importante pour moi afin de retenir en cours, ce qui n'était pas prévu par l'école. Il fallait travailler le jour et le soir pour eux, ce que je ne voulais pas.

 

Nous créâmes, mes frères et les Lemaître, un casse-briques à 4 joueurs. Moi je voyais plein de manières de jouer à plusieurs sur les jeux. J'avais donc proposé ce jeu simple à programmer. En effet les Lemaître voulaient programmer en assembleur. Le jeu était rapide. Jean-Baptiste avait créé une belle musique.

 

 

Un Falcon 030

La cousine Laurence Leboucher gagnait des courses importantes. Nous suivions ses prouesses et je m'occupais de son site web, pour lequel je fus payé à la mise en place. J'enregistrai de DVB vers DVD sans perte. Par contre Antoine Vayer, son entraîneur, qui le resta peu longtemps, m'informait régulièrement sur le dopage. Je l'aidais régulièrement le temps où j'étais à Laval. Il faisait régulièrement des révélations importantes sur le dopage à la télévision et à Libération, avec ses livres aussi. Il était professeur à Laval.

 

Je décidais de finir le bateau de pêche à lattes. Les ponceuses électriques ne marchaient plus. Je décidais donc de récupérer les moteurs de ponceuses, ce qui était possible à l'époque. Le bateau est maintenant télécommandable et peut naviguer dans un étang. Je construisis une petite barque en bois de moi-même. Elle fut peinte et put pratiquement naviguer.

Le renouveau

 

Notre voisine était administratrice à une école privée d'informatique, celle où est allé mon grand frère lors de ma première année. Elle nous expliqua qu'il ne fallait pas le bac pour entrer dans son école à Saint-Berthevin. Mes parents m'inscrivirent à cette école. J'entrais donc à l'Institut d'Informatique Appliquée et je retrouvais les joies de la camaraderie. Nous étions trois bons élèves à partager sur la programmation et comparions les différents outils à dispositions. J'avais été le premier à acheter un graveur de CD et revendais des CDs de jeux mais surtout des CDs d'outils à tester. Je m'intéressais de moins en moins aux jeux et trouvais beaucoup d'intérêt à automatiser. Pendant ce temps mon petit frère devenait comptable et préparait un Bac+5.

 

Les élèves de l'Institut Supérieur en Informatique de la troisième année apprenaient les dernières techniques de programmation avec plus de théorie. C'était l'école de mon grand frère. À la fin de l'année, mon grand frère fut congratulé pour avoir créé un serveur web avec Delphi. J'ai trouvé cela navrant ensuite qu'il ne diffusât pas ce qu'il fit. Je discutais avec un chercheur sur le big bang.

 

Lors de la deuxième année d'IIA, je commençais le Diplôme d'Étude Supérieure en Technologie au Conservatoire National d'Arts et Métiers. Les cours du soir étaient intéressant sur Laval mais furent passionnant sur Nantes puis Rennes. Ma cible était Nantes pour y rester, puisque Delphi et les industries étaient les plus présentes à Nantes. J'apprenais des théories et la comptabilité. La recherche opérationnelle me servit plus tard. Le génie logiciel aussi m'apprenait à créer des logiciels fiables.

 

Les cours du CNAM étaient assez brouillon sur Laval. Heureusement que, plus tard, j'allais à Nantes, puis Rennes, pour apprendre le meilleur du CNAM.

Développement rapide

 

Nous avons déterminé, ma famille et mes amis, que Delphi était l'outil le plus intéressant de tous, outil que j'utilisais pour programmer mes premières applications professionnelles. J'utilisais Delphi pour mes deux stages. C'était à l'époque de la bulle informatique. Je fus embauché en Contrat à Durée Déterminée pour créer l'Intranet de la Société Vitréenne d'Abattage. Dans cette entreprise, il fallait inventer le web. C'était passionnant. J'installais des ordinateurs dans l'abattoir, après avoir testé pendant un jour mes pages web rapides.

 

Je trouvais qu'on perdait du temps à programmer parce qu'il fallait tout faire. Nous étions libres de discuter sur l'entreprise, enfin c'est ce que je croyais. D'autres salariés mis en concurrence collectaient des ragots sur les autres, pour les distribuer à la directrice, qui n'aimait pas la liberté. Cette directrice voulu me coller une mise à l'écart au moment de renouveler les CDD en CDI. Je décidais donc de ne pas renouveler les CDDs. J'appris que le conseiller syndical était un sous-directeur de SVA.

 

Au bout de 2 mois j'entrais à Mismo Informatique. Il fallait transformer une application de vente faite par un stagiaire en une application web. J'étais prêt à améliorer les composants, cette partie réutilisable du logiciel, comme le serait un composant d'imprimante. Les composants avaient été utilisés par mon grand frère à l'ISI. La nouvelle version de Delphi permettait les composants web. Je présentais les composants à mon jeune chef de projet qui fut ébahi par leur rapidité de mise en place. Lui qui voulait choisir une technique plus récente mais plus archaïque, fut reconquis par son premier outil.

 

J'améliorais alors les composants Delphi en essayant de gagner du temps. Je comparais le copier-coller avec les composants. On gagnait trois fois plus de temps avec les composants améliorés. J'anticipais sur l'avenir en disant au chef de projet qu'il faudra forcément passer à un système d'exploitation Unix nommé Linux, plus puissant et plus fiable.

 

J'ai toujours constaté une désinformation sur la puissance des composants. En effet, les entreprises où j'ai travaillé croyaient que créer un composant faisait perdre du temps, alors que j'ai constaté l'inverse. Lorsque j'ai travaillé chez Mismo Informatique en 1999, les composants créés ont montré la puissance de la technologie des Composants.

 

J'ai aussi constaté de nombreuses failles dans Windows. Il y avait notamment la bombe logique "I love you.", à l'époque décrite comme un virus. Cette bombe logique était due à l'exécution automatique de Scripts Javascript, possible depuis un bon moment à l'époque.

 

Après avoir travaillé pour Mismo, je décide de profiter de la vie en allant au cinéma. Maintenant j'anticipe sur la fin des films. Je termine mon DEST et commence l'ingénierie. J'adore la communication orale et écrite que je réussis malgré le fait de ne pas avoir terminé l'année. J'arrête les médicaments ne sachant pas que j'étais addicte à l'haldol. Les médecins ne savent pas eux-mêmes que ce sont des drogues.

 

Je crée mon CDD avec les loisirs grâce à Serge Sorgnard. J'ai une crise d'angoisse avant de commencer le CDD. Je ne savais pas que ce n'étais pas grave. J'étais juste en manque d'haldol. Mes parents décident alors de suivre de nouveau les médecins. Je passe à un médicament encore plus embêtant, le risperdal. Les médecins croyaient anticiper sur de futurs problèmes. Ils devaient regarder trop de films.

 

En 2002, pendant que je récupère de l'hôpital, je travaille pour celui qui voulait m'embaucher en CDD. Cela me fait un peu de sous et m'apprends le Java, pour lequel j'ai vite vu qu'il était mal construit. Seulement Java est à la mode.

 

Je réapprends le solfège au Conservatoire de Laval. Les femmes qui viennent aiment mes blagues sur la musique. J'y fais la découverte de mon ami nommé Charles. Il venait de s'être cassé le dos à cause de son kiné.

 

Lorsque j'ai travaillé pour Microcelt en 2003, les gérants voulaient utiliser leurs Composants pour se protéger de Cap Gemini, une grosse boîte créée à partir des services publics. J'ai alors repris le travail d'un informaticien qui ne savait pas surcharger les composants. Il en devint jaloux. La première partie du logiciel commandé a été faite en 1 an. Nous étions 7. J'ai alors transformé un exemple de fiches en un composant pour fiches simples. J'ai revu ce composant plus tard.

 

Alors que mon petit frère s'inscrit à l'UMP, je décide de rejoindre les jeunesses socialistes. J'y reste peu de temps, approchant de la trentaine. J'y vois de futurs élus mais suis consterné par le manque de discernement de la génération précédente. L'UMP c'est pire. Ils sont achetés par la finance régulièrement. Par contre la finance corrompt les dirigeants socialistes. Les partis politiques majoritaires servent de réseau d'amis pour le travail. Moi je m'en servais pour m'informer et informer.

 

Je commençais à m'intéresser aux limites de l'humain avec Charles. Je deviens ainsi écrivain public en écrivant et liant sur l'écriture. Je crée mes sites web d'écriture et améliore mon livre grâce aux internautes qui allaient sur mon site web.

 

À Microcelt j'ai créé un composant intuitif de gestion de relations. Je suis embauché en Contrat à Durée Indéterminée grâce à ça. Ensuite, la deuxième partie de même ampleur a été faite en 6 mois. Nous étions 12. Seulement les embauches supplémentaires avaient été demandées par Cap Gemini, le concurrent partenaire. Cette entreprise ne comprenait pas ce que signifiait le Développement Rapide d'Applications. Elle ne comprend toujours pas ça en 2020. Ainsi les salariés embauchés en Contrat à Durée Déterminée ont passé la moitié de leur temps à discuter. J'ai pu apprendre à l'un d'eux les composants.

 

Tout comme pour les composants, les intégrateurs et entreprises créatrices de Logiciels Libres sont une économie de moyens, avec une faculté d'association inégalée. En effet, les composants et le Libre vont vers l'efficacité. Il est inutile de refaire ce que fait le voisin car l'ordinateur copie à l'identique. Les éditeurs utilisant les composants et les éditeurs du Libre sont internationaux, surtout pour le Libre, alors même qu'ils n'embauchent que rarement. Ainsi l'informaticien pourra s'occuper des robots pour apprendre la mécatronique, par le CNAM ou avec un livre Libre de Framabook.

 

 

Les composants que j'ai automatisés

 

La théorie des jeux est bien implantée à la fin du XXe siècle, ce que j'appris plus tard. Cette théorie permet certes d'anticiper sur le voisin, mais pas sur le long terme. Ainsi il était tout à fait normal que les directeurs aillent d'une entreprise à l'autre, pour finir chez les concurrents. Ainsi le directeur du client principal, Le Duff, venait de notre concurrent Cap Gemini. Le projet que nous avions terminé fut refait en plus centralisé, en plus lent, en moins fiable, en plus complexe. J'ai donc vite compris que les entreprises de services allaient mener la France vers une déchéance.

 

Le collègue que j'ai remplacé pour la création de composants était jaloux. La première fois qu'il essaya de défaire mon travail, je l'ai provoqué par téléphone. La collègue a alors dit « Il l'a fait.» Puis elle s'est rétracté parce qu'il racontait des histoires. Le collègue jaloux est ainsi allé demander le kit du cracker à Cap Gemini. Je devais verrouiller mon pare-feu pour ne pas qu'il s'infiltre facilement. Lorsque je fus attaqué par Messenger, je lui demandais par téléphone pourquoi je devais forcément avoir des problèmes de connexion. Il ne répondait pas et je lui dis alors que les gérants étaient à côté. Il termina la conversation et raccrocha. Les gérants ne se sont aperçus qu'il était malsain qu'à la fin de Microcelt.

 

Lorsque je travaille chez Microcelt je crée la généalogie de ma famille. J'utilise alors Ancestrologie pour la créer. L'outil, fait avec Delphi 7, était gratuit à cet époque. Puis Ancestrologie devint libre un court moment, sous la licence GPL. J'ai téléchargé les sources du Logiciel. Occupé à travailler, je continue à utiliser la version gratuite du Logiciel jusqu'en 2009.

 

L'Écriture

 

En 2006 je crée le site web comment.ecrire.free.fr, qui est le premier site web de coaching créatif par les solutions pour débutants. Je publie aussi un site web d'aides en informatique. Mes livres se retrouveront aux Champs Libres en 2010 et sur wikibooks.